Un trimestre à oublier…
Catégories: Absolute Software
Le moins qu’on puisse dire, c’est que le 1er trimestre de l’exercice 2009 d’Absolute Software en est un à oublier ! En plus de subir la même dévaluation que la plupart des titres de petites capitalisations, la société a raté ses objectifs de revenus pour le trimestre par une forte marge. Les revenus ont été de 18 millions, en baisse de 13% par rapport au 1er trimestre 2008 et très loin des 26 millions prévus par les analystes. Plusieurs clients gouvernementaux au États-Unis ont tout simplement annulé ou repoussé les achats qu’ils avaient prévus faire en septembre en raison de l’incertitude économique.
Comme si ce n’était pas assez, un membre du conseil d’administration, Christian Cotichini, a du se départir en catastrophe de plus de 250 000 actions en raison d’un appel de marge. La société a du lui consentir un prêt de 1.12 million pour éviter la vente de ses 979 000 actions restantes à un moment interdit par la loi sur les valeurs mobilières…
Dans cet environnement, la direction a établi des projections de revenus de 82 à 90 millions et de free cash flows de 27 à 33 millions pour 2009 (en 2008, les revenus furent de 72.5 millions et les fcf de 30 millions). Elle croit toujours pouvoir concrétiser au cours de l’année certaines ventes qui n’ont pu aboutir au premier trimestre.
L’exercice 2009 s’annonce donc peu reluisant pour Absolute Software à l’instar de bien des sociétés technos (voir les derniers résultats de Cisco). Heureusement, la compagnie possède un bilan très solide avec 72 millions de liquidités (1,50$ par action) et aucune dette. À moins de 4$, le prix de l’action reflète déjà amplement ses perspectives plus faibles. Le titre s’échange à seulement six fois les free cash flows prévus pour la prochaine année (3o millions).
Je crois toujours au potentiel de cette compagnie même s’il faudra être patient pour en récolter les fruits en tant qu’actionnaire… La société est victime d’une conjoncture économique qu’elle ne contrôle pas mais ses qualités intrinsèques demeurent les mêmes. L’évaluation actuelle du titre pourrait même s’avérer une occasion d’en accumuler à très bon prix pour un investisseur ayant un horizon de 2 à 3 ans.
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