Un monopole à prix d’aubaine !
Catégories: Analyse d'un titre, Groupe TMX
Le groupe TSX (X - TSX) est sur le point de finaliser l’acquisition de la Bourse de Montréal (MXX - TSX). La compagnie résultant de cette union portera le nom de groupe TMX (Toronto-Montreal Exchange) et aura un quasi-monopole sur les actions et les produits dérivés au Canada.
Depuis l’annonce de la transaction en décembre dernier, l’action du groupe TSX a dégringolé d’un sommet de 57$ à 38,50$. Les craintes de récession et le prix élevé payé pour la Bourse de Montréal sont probablement parmi les causes de ce déclin. Pour ma part, je crois que la baisse du titre n’est pas justifiée et qu’elle nous offre l’opportunité d’acheter des actions du futur groupe TMX à prix d’aubaine !
En 2007, le groupe TSX a généré 220 millions de free cash flows, soit 3,27$ par action (220 M$/67.2 M d’actions). La Bourse de Montréal a, de son côté, généré 30 millions de free cash flows soit environ 1$ par action. En tenant compte des 15,5 millions d’actions qui seront émises pour acheter la Bourse de Montréal, le nouveau groupe TMX aurait généré en 2007 3,02$ de free cash flows par action (250 M$/82,7 M d’actions). À 38,50$, la société se vend donc à moins de 13 fois ses free cash flows de 2007.
La nouvelle entité n’aura presque pas de dettes et pourra préserver sans problème le dividende de l’ancien groupe TSX de 1,52$ par année (près de 4%). La direction prévoit que le regroupement des deux bourses permettra des économies de 25 millions par année. Le groupe TMX ne sera pas seulement une “cash cow” avec une position concurrentielle très forte, il aura aussi de nombreuses possibilités d’expansion. Il pourra notamment mettre sur pied la nouvelle bourse du carbone et prendre de l’expansion aux Etats-Unis par le biais de sa participation de 52% dans la Boston Option Exchange (BOX).
La cerise sur le sundae est que la nouvelle société sera fort probablement dirigée par Luc Bertrand, l’actuel chef de la direction de la Bourse de Montréal. Monsieur Bertrand a fait un travail remarquable à la Bourse de Montréal et il est le mieux placé pour diriger l’expansion du groupe TMX qui se fera surtout du côté des produits dérivés.
À court terme, le prochain trimestre pourrait être difficile à Toronto en raison de la forte baisse des nouvelles émissions d’actions et à Montréal en raison de la chute brutale des contrats à terme sur les taux d’intérêt (BAX). Par contre, je crois que le titre pourrait progresser rapidement une fois l’acquisition conclue si la conjoncture économique montre quelques signes d’embellie.
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